| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||
Un blog pour noter un peu tout ce qui me passe par la tête au fil des jours. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Pourquoi internet plutôt que le bon vieux journal ? Parce qu'il faut vivre avec son temps ! ;-)
Après avoir retardé l'échéance au maximum (je me traîne tout de même l'ordonnance depuis septembre...), j'ai fini par y
aller, à cette foutue prise de sang.
Je déteste les prises de sang.
J'avais déjà parlé ici
de mes angoisses face aux blouses blanches, mais là c'est le pire. C'est totalement irraisonné et puéril mais rien que
d'imaginer une aiguille rentrer dans une veine et ponctionner du sang me rend dingue. Je sais pourtant que ça ne fait pas mal et que je supporte parfois des douleurs bien plus fortes sans
broncher, mais c'est plus fort que moi.
Certains ont peur de l'eau, des araignées, de la foule, de prendre l'avion, moi ce sont les piqures et surtout, surtout les prises de sang.
Levée plus tôt que d'habitude, à jeun, je me pointe donc au labo. Pendant qu'une des secrétaires m'enregistre dans son fichier, l'infirmière sort de la salle de prélèvement en se plaignant
que la patiente dont elle s'occupe en ce moment devait avoir un nerf mal placé et qu'elle lui a fait très très mal. Super... C'est où la sortie ?
Je vais en salle d'attente où se tient déjà une femme enceinte, l'air radieux, pas du tout stressée, qui me fait un grand sourire, auquel je pense avoir répondu par un misérable rictus. Je
m'assois et j'attends. Je déteste cet endroit, cette odeur, je voudrais être chez moi, au boulot, n'importe où sauf ici.
Vient mon tour. L'infirmière a l'air gentille et douce. Elle me fait asseoir, me regarde et me demande "Vous êtes stressée ?". Je lui réponds franchement, et je pense que ça doit lui arriver
souvent ce genre de cas car elle prend soin de bien regarder mes deux bras pour voir où cela me fera le moins de mal pour piquer, et me dit qu'elle va faire le plus rapidement possible. Elle
finit par choisir le bras droit. Je détourne la tête, pense à autre chose, sens l'aiguille me rentrer dans le bras. Ca ne fait pas mal, ça ne fait pas mal, ça ne fait pas mal...
Je me réveille, je ne sais absolument pas ce que je fais ici, qui est cette femme penchée au-dessus de moi, et combien de temps je suis restée inconsciente. Apparemment, je suis partie au moment
où l'infirmière commençait à remplir son troisième tube. Elle me dit qu'elle fera avec ce qu'elle a réussi à prélever et qu'elle ne me fera pas passer l'épreuve de me repiquer. Je suis en sueur,
je me mets à pleurer, j'ai la voix qui tremble, peut-être autant du fait du contrecoup du stress que de la honte de n'avoir pas pu me contrôler. On m'apporte un verre d'eau, un gâteau, et je
pars me remettre quelques instants en salle d'attente.
Je finis par repartir au boulot, dans un état fébrile pour le reste de la matinée.
Même si je ne fais pas de prise de sang tous les jours (Dieu merci !), je m'en veux d'être comme ça, qu'une simple petite aiguille me mette dans des états pareils.
Je m'en veux de n'avoir jamais donné mon sang, chose qu'en l'état actuel, je suis incapable de faire, et j'admire les personnes qui le font plusieurs fois par an, le sourire aux lèvres.
Je pense à l'avenir, au fait que si j'ai un jour un enfant, ce n'est pas tant l'accouchement qui me fait peur que les divers examens médicaux, prises de sang (une tous les mois si l'on n'est
pas immunisée contre la toxoplasmose !), péridurale et perfusions en tout genre. Ca me semble insurmontable.
Je suis sûre que nous sommes les seules personnes au monde dont les voisins, outre le fait de laisser leurs chats miauleurs et démoniaques dehors, jour et nuit, été comme hiver (je sais, je me
répète...), se décident à laver à grande eau et grand fracas leur cour un premier janvier à 8 heures du matin.
Bonne année tout le monde !