Le genre de film qu'il fait bon regarder un samedi matin pour débuter le week-end, histoire de mettre la pêche....
La France a connu un Oradour-sur-Glane. La Bielorussie, elle, ressort avec 628 de ces massacres.
Et le Lacrymosa du Requiem de Mozart à la fin...
Affreux, terrible, bouleversant.
La chronique DVDClassik ici.
Par Cath
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Mercredi 28 novembre 2007
En deux jours, j'ai (re)vu deux des plus grands films sur l'enfance, avec les meilleurs enfants acteurs de l'histoire du cinéma. Rien de moins... Un garçon et une
fille.
Lundi tout d'abord, visionnage de Cria Cuervos, film espagnol de 1976 de Carlos Saura. J'attendais la sortie DVD depuis longtemps, la cassette vidéo de ma mère étant usée jusqu'à la corde.
Je serais bien incapable de faire l'analyse du film. Je renvoie pour cela à l'excellente chronique d'Olivier Bitoun sur DVDClassik.
Juste une image : celle des grands yeux noirs d'Ana Torrent, d'une profondeur incroyable, observant et jugeant les adultes qui l'entourent, sans un mot, mais ce regard a-t-il vraiment
besoin d'être accompagné de mots ?
Et hier, le Saint du Saint, j'ai enfin pu voir Le Kid de Chaplin sur grand écran (toujours à l'Utopia de Bordeaux) ! Ce film est accessoirement mon préféré de
tous les films réunis du monde entier. De lui vient ma Chaplin-mania, qui a donc commencé un beau jour de septembre 93...
Ce film repose sur Charlot bien sûr, mais également sur le charisme d'un génial petit bonhomme de 6 ans, Jackie Coogan. Ce gamin fut découvert par le cinéaste lors
d'un spectacle de music-hall dans lequel il accompagnait son père dans un numéro de danse. Emballé par le talent et le naturel de l'enfant et ayant perdu récemment son premier fils qui n'avait
vécu que trois jours, Chaplin eut l'idée d'un film où Charlot aurait un clone miniature : un enfant.
Inconsciemment ou pas, ce film est profondément autobiographique : la mansarde où logent le Kid et son père adoptif ressemble à celle où il vivait avec sa mère et son frère à Londres, les scènes
à la Dickens que l'on voit dans le film ont également dû etre plus ou moins vécues par le jeune Charles. En outre, Jackie lui rappelait peut-être le jour où à l'âge de 5 ans il montait sur
scène pour la première fois, quand il dû remplacer sa mère chanteuse au pied levé, cette dernière ayant subitement perdu sa voix.
Rarement on a vu sur un écran de cinéma une telle osmose entre deux acteurs...
Ici encore, l'on passe du rire au larmes en une fraction de seconde (je me rappelle d'ailleurs encore de la première fois où j'ai vu le film quand, lors de la scène de l'enlèvement de l'enfant
par les agents de l'orphelinat, je me suis surprise à éclater de rire au moment où Charlot dégringole sur les tuiles du toit, alors que mon visage était par ailleurs maculé de larmes).
Une merveille de merveille, bon sang de bois !
Par Cath
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De Claude Miller, 1985.
Je sais, pour l'actualité du film, je repasserai...
Mais après avoir revu quelques extaits de ce film, j'ai eu envie d'écrire un petit quelque chose dessus.
Dans une petite ville de province, Charlotte, 13 ans, passe ses vacances entre Lulu sa petite voisine, son père, et Léonie, femme dévouée qui épaule ce dernier après la mort de sa femme. Elle est
à un âge où les jeux de Lulu l'ennuient, sans pour autant être vraiment intéressée par les activités des jeunes de son âge. Sa rencontre avec Clara, jeune pianiste prodige se produisant dans sa
ville, va changer le cours de cet été.
Rarement je n'ai vu un film aussi juste sur l'adolescence. En tout cas, c'était la mienne, d'adolescence. Quand je l'ai découvert lors d'une diffusion télé, à peu près à l'âge de l'héroïne, je me
suis complètement identifiée à elle. Charlotte, c'était moi. Je me voyais à l'écran. Rien de bien original puisque justement c'est une gosse toute simple, à qui il n'arrive rien
d'extraordinaire, qui ne se drogue pas, ne tombe pas enceinte, ne part pas en cavale avec son copain délinquant... La majorité des filles de cet âge peuvent donc se reconnaître dans ce
personnage.
Mais aujourd'hui, soit quinze ans après, ma vision des choses n'a pas changé. Je crois bien avoir été la même ado timide, gauche, exaltée, mais attendrissante.
Et Charlotte Gainsbourg, ben c'est Charlotte Gainsbourg, quoi...
Elle porte le film à elle toute seule.
César du meilleur espoir féminin pour ce film. Bouleversante lors de la remise de son prix.
Par Cath
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Gros gros coup de coeur !
J'avais découvert la bande dessinée du même nom en mai dernier, grâce à la publication en un seul volume des quatre tomes initiaux, et j'avais beaucoup aimé. Je l'ai même fait découvrir à
certaines personnes autour de moi.
Le film, réalisé par le même auteur que celui de la BD (Marjane Satrapi), en binôme avec Vincent Paronnaud, est donc très fidèle à l'oeuvre écrite.
Histoire autobiographique d'une jeune fille dans l'Iran en guerre des années 70 à 90, ce dessin animé au graphisme très simple mais néanmoins
très réaliste est tour à tour grave, drôle, tragique, sans jamais être moralisateur.
Comment ne pas être touché par cette gamine, envoyée dans un pays dont elle ne comprend ni la langue ni les coutumes et par ses parents convaincus de faire le bon choix en se séparant d'elle,
mais néanmoins déchirés de voir partir si loin leur fille unique...
Marji vivra en Autriche ses expériences adolescentes, parfois à l'extrème, reviendra quelques temps à Téhéran, puis repartira pour de bon vivre libre sa vie de femme.
Un film plein d'optimisme donc, pour finir !
Par Cath
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