Vendredi, c'était la Saint-Patrick avant l'heure à Villenave d'Ornon.
Bon, il faut bien l'avouer, le gymnase-salle polyvalente de ce bled de la CUB, c'est loin d'être Bercy ou même le Palais des Congrès de Bourges (au niveau de la taille et surtout de
l'accoustique, aïe aïe aïe...). C'est sûr que si le concert prévu initialement le 25 avril au Femina à Bordeaux n'avait pas été annulé, on serait plutôt allés là pour bien en profiter!
Sur fond d'odeurs de crêpes, de bière et de cidre à la demande, les "papis" de la musique
celtico-rock (tout au moins les membres fondateurs : Jean-Louis, le conteur déjanté, Jean-Paul à la voix à tomber par terre et Jean qu'on aimerait entendre un peu plus souvent en solo) ont donné
un show de plus de deux heures sans temps mort. Le dernier album "Abysses" a quasiment été joué en entier, ainsi que d'autres standards qui ont fait le succès du groupe Nantais (et que ma môman
devait écouter dans les 70' quand elle m'attendait : ne pas chercher plus loin ma passion pour la Bretagne...).
Dans la fosse que l'on surplombait, des danseurs improvisent des farandoles. Dans le public, il y a 3 générations, voire plus (dont un gamin enthousiaste d'une dizaine d'années assis à deux rangs
de moi, qui connaissait toutes les paroles, et son père qui disait avoir fait son premier concert de Tri Yann en août 75 !).
J'ai bien chanté moi aussi, et ai évidemment versé ma petite larme sur "Bro Gozh ma Zadou" et "Marie-Jeanne-Gabrielle". J'en viens presque à regretter de n'avoir pas amené mon "Gwen a Du" qui est
pendu dans nos toilettes...
Le p'tit lapin a bien aimé aussi, et depuis, se passe l'album en boucle (après Angelo Branduardi l'année dernière, je le soupçonne de vouloir faire de la lèche à sa belle-maman !). Il faudra
remettre ça la prochaine fois qu'ils passeront dans la région, ce qui ne devrait pas trop tarder vu le rythme d'enfer qu'ils soutiennent depuis des années.
Mais juste dans une autre salle...
Par Cath
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Hier, nous étions de sortie.
Certes cette fois, pas dans la grand monde pour un opéra au Grand Théâtre, mais au Centre Culturel de Saint Médard, pour assister au spectacle d'une certaine Victoria Chaplin (oui oui, la
fille de...) et de son mari Jean-Baptiste Thierrée. J'avais déjà eu l'occasion de les voir, au cours de mon ancienne vie à Melun (enfin pas à Melun même où la vie culturelle est
quasi-inexistante, mais à Combs-la ville), et j'en étais ressortie émerveillée.
Et pourtant, en général, je n'aime pas trop les cirques. En particulier les animaux à qui l'on fait faire des tours stupides et contre nature, les clowns que je trouve souvent plus tristes ou
grotesques que drôles, les acrobates qui me font peur.
Rien à voir ici.
Parce qu'ici, on assiste à un numéro de grand n'importe quoi jouissif tout le long du spectacle. Les numéros s'enchaînent, les deux protagonistes se relayent pour faire passer leur public du rire
à gorge déployée à l'émerveillement. Ici, pas de tigres, d'éléphants ou de chevaux, mais des lapins, des canards et des pigeons. Les tours ne sont pas alambiqués mais simples et efficaces,
et surtout, se découvrent une originalité, des costumes et des personnalités hors du commun.
Jean-Baptiste joue ici le rôle du clown-magicien-transformiste ingénu, débordant d'énergie et de bonne humeur communicative.
Victoria est son pendant poétique, exécutant ses numéros avec une rare grâce (la digne de fille de son père ! ;-)).
Et comme je ne pouvait pas terminer sans une petite anecdote sur mon idole (Chaplin senior pour ceux qui ne l'auraient pas encore compris !), l'histoire raconte que ce dernier, qui n'a jamais
cessé de travailler et de réfléchir à des projets, avait imaginé confier le rôle principal d'un film fantastique à sa fille Victoria, à la fin des années 60.
Le film aurait du s'appeler "The Freak" et aurait raconté l'histoire d'une jeune fille dotée de grandes ailes. Le costume avait déjà été confectionné et les essais réalisés, mais Victoria s'est
alors entichée d'un clown inconnu et autodidacte qui lui aurait simplement écrit après avoir lu dans un journal que la "fille Chaplin" rêvait de faire du cirque. Victoria est donc partie de
la maison, s'est mariée avec ce clown, ils montèrent ensemble le Cirque Invisible, vécurent heureux et eurent des enfants férus eux aussi de cirque (James Thierrée et sa "Symphonie du
Hanneton" et Aurélia Thierrée et son "Oratorio d'Aurélia").
On pourrait en conclure que c'est à cause d'elle que le dernier projet de Charlie Chaplin n'a jamais vu le jour, mais bon allez, on lui pardonne...
Souvenirs souvenirs, Victoria sur cette couverture de magazine pipaule, c'est la petite blondinette qui sourit à côté de sa mère Oona :
Par Cath
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Mariage cassé faute de chasteté
Un mari a obtenu l’annulation de son union car son épouse n’était pas vierge
Elle n’était plus vierge, et ne l’avait pas dit. Il s’en est rendu compte lors de la nuit de noces et l’a renvoyée chez elle, humiliée, avant de saisir la
justice pour annuler le mariage. Ce musulman modéré, resté anonyme et pour qui la chasteté est une valeur essentielle, a eu gain de cause auprès du tribunal de Lille, qui a rendu son jugement le
mois dernier.
L’affaire est a été révélée hier dans un article de la revue juridique le « Recueil Dalloz ». La juge lilloise qui a tranché le cas s’est fondée sur
l’article 180 du code civil. Il stipule que « s'il y a eu erreur dans la personne, ou sur des qualités essentielles de la personne, l'autre époux peut demander la nullité du mariage ».
En l’espèce, c’est la prétendue virginité qui a été considérée comme « qualité essentielle ». La mariée ayant reconnu avoir menti, l ‘union a été annulée. Sihem Habchi, présidente
de Ni putes ni soumises, « catastrophée » par cette décision « médiévale », dénonce « une véritable fatwa contre la liberté des femmes ».
Elle craint « un boom des reconstitutions d’hymen ». A la Chancellerie, on déclare que c’est « une décision en droit, car il y a bien eu erreur
sur la personne ». Rachida Dati a ajouté, lors d’une rencontre informelle avec des journalistes, que cette procédure d’annulation peut être vue comme une « porte de sortie moins
douloureuse qu’un divorce, si difficile à obtenir », notamment en cas de mariage forcé.
Metro
On a beau jeu ensuite, de se goberger de mettre en place la parité, de s'indigner quand des filles se font recoudre l'hymen, et de les bannir de l'école laïque quand elles refusent de retirer
leur voile.
Bordel ça me fout en rogne des trucs pareils !
Par Cath
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...de me voir si beeeelle, en ce miroir !
Hier, nous sommes allés "dans le monde", comme dirait ma grand-mère !
A l'opéra, farpaitement, m'sieurs-dames ! (avec une étape au MacDo avant, faut quand même pas déconner !)
Grande première en ce qui me concernait.
Attendu, souhaité, espéré depuis de nombreuses années… Faust est enfin de retour sur la scène du Grand-Théâtre dans une production aux couleurs
médiévales imaginée par le trio Clarac-Delœuil-Miesch. Ouvrage-phare du répertoire français, le « bijou » de Gounod réunit, au-delà des solistes, l’ensemble des forces artistiques de l’Opéra
National de Bordeaux. A l’Orchestre National Bordeaux Aquitaine donnant vie et couleur à la partition s’ajoute le Chœur omniprésent (interprétant le « tube » Gloire immortelle de nos aïeux) sans
oublier le Ballet de l’Opéra National de Bordeaux qui illustrera les pages chorégraphiques de l’opéra trop souvent délaissées.
Direction musicale Emmanuel Joël-Hornak
Mise en scène Jean-Philippe Clarac et Olivier Delœuil
Décors Philippe Miesch
Costumes Thibaut Welchlin
Lumières Giuseppe di Lorio
Chorégraphie Charles Jude
Faust - Dimitri Pittas, Méphistophélès - Alain Vernhes, Valentin - David Grousset, Marguerite - Michelle Canniccioni, Siebel - Marie Lenormand, Dame Marthe - Marie-Thérèse
Keller
Eh bien je dois dire que ce fut impressionant.
De la salle du Grand-théâtre, flamboyante, au spectacle proprement dit, je ne me suis pas ennuyée une seconde ! Il faut dire que Faust est une oeuvre relativement facile d'accès (le français
y est pour beaucoup, d'autant plus qu'il y avait ici des sous-titres pour suivre quand l'accent des chanteurs se faisait un peu trop difficile à comprendre).
Placés dans la "baignoire", nous étions juste au-dessus de l'orchestre, et au même niveau que la scène.
L'interprétation était correcte (et même très bonne en ce qui concerne Méphisto). Faust était un peu engoncé dans son costume et Marguerite était loin de ressembler à la Castafiore !
Une expérience à renouveler. Quand ils joueront La Flûte enchantée par exemple. Même si le p'tit lapin n'est pas fan de
Mozart (l'hérétique !) ...
Par Cath
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